Conseil provincial du soutien scolaire

Dernière mise à jour :
mardi 23 juin 2006


 


Le SCFP s'opposera à tout retard dans l'équité salariale

Les secteurs de la santé et de l'éducation du SCFP, qui représentent ensemble plus de 35 000 employés du secteur public, lancent un avertissement au gouvernement Charest : ils s'opposeront à tout étalement du règlement de l'équité salariale. C'est ce qui est ressorti des rencontres spéciales organisées le 22 juin dernier pour faire connaître en détail les résultats des travaux sur cet enjeu.

Cette position fait suite à l'intention du gouvernement Charest de
demander la permission à la Commission de l'équité salariale pour étendre sur huit ans le redressement des salaires suite aux travaux d'équité salariale.

Selon la loi, les mesures correctives doivent être appliquées dans un délai de cinq années. Cela signifie, après plusieurs années de travaux intenses, que les femmes devraient recevoir les ajustements salariaux dès maintenant, avec la rétroactivité appliquée jusqu'en 2001. L'objectif du gouvernement, prétextant des problèmes financiers, est d'attendre jusqu'en 2008 pour payer leur juste salaire à ses salariés. Une dérogation inacceptable et illégale pour le SCFP. "Le gouvernement a gelé les salaires de la fonction publique pour deux années lors de son décret. Monique Jérôme-Forget a conservé des sommes importantes pour régler l'équité salariale, alors que cela n'avait rien à voir avec les négociations du secteur public mais la simple application d'une loi. Il n'y a donc pas de gouffre financier à ce sujet, et sa justification ne tient pas la route. Mais plus important, comment la présidente du Conseil du trésor peut-elle se réjouir de mettre fin à la discrimination dont les femmes étaient victimes et, du même souffle, prolonger la discrimination pour trois autres années!", lance Lise Simard, responsable du dossier de l'équité salariale au SCFP.

Pour le syndicat, une éventuelle autorisation de la Commission pour cet étalement aurait des impacts bien réels sur les travailleuses et les futures retraitées du secteur public. "Par exemple, une femme, qui devrait obtenir dès aujourd'hui un salaire horaire de 18$/h pour être payée équitablement devra attendre en 2008. Les sommes perdues en cours de route le seront pour toujours. Pourquoi retarder ainsi l'atteinte de l'équité? Il est inacceptable pour une société de réaliser des économies grâce à la discrimination faite aux femmes. Par conséquent, nous prendrons tous les moyens pour empêcher le gouvernement Charest de se défiler une fois de plus", de conclure Annick Desjardins, conseillère au Service de l'égalité du SCFP.
 

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