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La consultation des quelque 11 000
membres du SCFP du secteur de l’éducation est terminée et le message est
sans équivoque. Plus de 83% des syndiqués se sont prononcés en faveur d’un
plan d’action comprenant l’exercice de moyens de pression pouvant aller
jusqu’à une grève déclenchée au moment jugé opportun. Le SCFP représente le
personnel de soutien, le personnel technique et le personnel administratif
de 14 commissions scolaires et de quatre collèges, ainsi que le syndicat des
professionnels de Laval-Rive-Nord.
Les perturbations qui touchent le monde de l’éducation depuis un certain
temps risque donc de prendre encore de l’ampleur. Échelonné jusqu’à
l’automne, le plan d’action voté par les membres du SCFP prévoit une
escalade des moyens de pression, allant de la visibilité sur les lieux de
travail à des actions originales plus dérangeantes pour l’employeur.
L’appui massif au plan d’action démontre bien, selon le
vice-président du secteur de l’éducation, Claude Bélanger, l’état d’esprit
des syndiqués. «Nos conditions de travail se sont détériorés et on a
l’impression que le gouvernement Charest se moque de nous. Mais il devra se
réveiller et comprendre le message, nous pouvons déclencher des mouvements
de grève à tout moment si nous ne sommes pas satisfaits des négociations à
la table nationale et sectorielle. En plus des quatre collèges, c’est 828
établissements scolaires qui pourraient être touchés. Ce n’est pas à
négliger», lance Claude Bélanger.
En plus des professionnels de Laval-Rive-Nord, le SCFP représente les
employés de soutien du Cégep Maisonneuve, du Collège Marie-Victorin, du
Collège de l’Abitibi, du Collège de Valleyfield, des commissions scolaires
de la Rivière-du-Nord, des Grandes Seigneuries, des Seigneuries des
Mille-Îles, Marguerite-Bourgeoys, de la Baie-James, Pointe de l’île, de l’Or
et des Bois, Marie-Victorin, Laval, Rouyn-Noranda, de Portneuf, des
Affluents, de Saint-Hyacinthe et de la Capitale.
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