Montréal, le jeudi 6 mars 2003 – Les secrétaires d’école fourbissent leurs armes. Environ 50 représentantes des secrétaires, syndiquées à la FTQ, se réuniront à Montréal, mardi prochain, pour élaborer une série de moyens de pression qui seraient mis en œuvre d’ici la fin de l’année scolaire.
 

Le travail des secrétaires d’école s’est passablement alourdi ces dernières années, en raison de la décentralisation des services vers les écoles. Le problème remonte à 1998 alors que le gouvernement du Québec adoptait une loi pour forcer la fusion de plusieurs commissions scolaires. Par la suite, les nouvelles responsabilités confiées aux secrétaires d’école ont été reconnues par le gouvernement. Mais aujourd’hui, quelques années plus tard, le Conseil du trésor n’a toujours pas annoncé les ajustements salariaux qui devaient accompagner les «tâches ajoutées».

«Le ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, va devoir s’en mêler», estime Luc Chabot, coordonnateur du soutien scolaire au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ). «Ce n’est pas normal que, d’une part, le gouvernement change la classification des emplois pour tenir compte de la nouvelle réalité des secrétaires d’école — ce qui a été fait l’an dernier — et que, d’autre part, le Conseil du trésor ne débloque pas les sommes qui leur sont dues.»

Après la reconnaissance des tâches additionnelles, les directions d’école ont souvent indiqué aux secrétaires que ce n’était qu’une question de temps pour que leur rémunération soit ajustée. «Le temps passe et rien n’est réglé», observe Luc Chabot, qui ajoute que «le climat se détériore chaque jour un peu plus.» Il précise que le problème touche l’ensemble des secrétaires d’école du Québec et ajoute que «du côté de la FTQ, ce problème est perçu comme une véritable bombe à retardement».

Le SCFP regroupe quelque 15,000 membres dans le secteur de l’éducation au Québec. Il représente des secrétaires d’école dans neuf commissions scolaires. En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent dans 10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services sociaux, les municipalités, les transports urbain et aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois, l’hydroélectricité et les communications. Comptant au total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ
 

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