C'est de façon exceptionnelle que tous les représentants des syndicats locaux
du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat
affilié à la FTQ, vont se réunir le 4 novembre prochain.
 
A l'ordre du jour de cette journée d'étude syndicale :
la problématique des partenariats public-privé (PPP) et ses diverses répercussions.
 
Depuis son élection, le gouvernement Charest a souvent répété qu'il
entendait recourir de plus en plus aux partenariats public-privé (PPP)
pour assurer la prestation des services à la population.
 
Une commission parlementaire sur la création d'une Agence des PPP doit
d'ailleurs siéger à compter du 5 octobre à Québec. Ce préjugé clairement
exprimé en faveur du recours aux PPP créé un climat malsain dans nombre de
milieux de travail.
 
La réunion du 4 novembre revêt un caractère exceptionnel pour le SCFP. 
Normalement, l'ensemble de ses syndicats locaux affiliés est amené à se 
réunir en congrès à tous les deux ans. Mais, les intentions gouvernementales
en matière de PPP sont telles, que la direction du SCFP a estimé que tous les
syndicats doivent faire le point dès maintenant sur la question du recours 
aux PPP. Aussi, la rencontre du mois de novembre a-t-elle été convoquée en 
ayant recours à une disposition des statuts et règlements du SCFP qui n'a été 
utilisée qu'une seule autre fois en 41 ans d'histoire du syndicat.
 
Dans la lutte qu'il mène aux PPP, le SCFP-Québec part avec une longueur d'avance 
par rapport à d'autres organisations syndicales, car il bénéficie de l'expertise 
développée ailleurs au Canada où le recours aux PPP a été plus fréquent qu'au Québec.