Comme annoncé au début
de l’automne, tous les exécutifs des syndicats locaux
sont conviés à une rencontre extraordinaire à Laval,
le 4 novembre. À l’ordre du jour: les fameux –sinon
fumeux – PPP, les partenariats public-privé.
La rencontre promet d'être fructueuse. En septembre,
la directin du SCFP-Québec prévoyait la participation
d'environ 400 personnes. Au moment d'écrire ces
lignes, c'est plus de 675 personnes qui se sont
inscrites, de quoi donner des maux de tête (un beau
problème quand même) aux responsables de
l'organisation.
Ce sera le sujet de discussion de l’année et même de
plusieurs années à venir. Nos membres qui militent
depuis longtemps au sein du SCFP avaient remarqué,
lors de nos congrès pancanadiens, que nos confrères et
consœurs des autres provinces pourfendaient les PPP et
demandaient, depuis au moins une dizaine d’années, à
la direction de notre syndicat de consacrer plus de
ressources pour combattre ces formes déguisées de
privatisation des services publics. Il faut avouer que
comme Québécois, bien que sympathiques à leur cause,
nous ne mesurions pas vraiment l’importance de la
menace, ayant jusqu’ici été relativement épargnés.
Mais voilà, nous y sommes. L’élection du gouvernement
Charest nous a mis au diapason du reste du pays. À
quelque chose malheur est bon, notre combat québécois
contre les PPP pourra bénéficier de toute l’expertise
acquise ailleurs au pays.
Au programme du 4 novembre
Gérard Boismenu, professeur titulaire et directeur du
Département de science politique de l'Université de
Montréal, un des trois auteurs du livre Ambitions
libérales et écueils politiques (Éditions Athéna),
prendra la parole. L’ouvrage des trois chercheurs
universitaires est très intéressant et à plus d’un
titre. Entre autres choses, les auteurs décortiquent
l’argumentation mise de l’avant par le gouvernement
Charest. La méthode du TINA, en anglais there is no
alternative (« on n’a plus le choix »), vient
directement de l’Angleterre de Margaret Thatcher.
D’abord endormir la population et faire croire que ça
ne peut plus continuer ainsi. Ensuite, vendre les
services publics et leurs marchés à l’entreprise
privée.
La rencontre du 4 novembre revêt une très grande
importance pour le SCFP-Québec. En bonne partie, elle
met en place des éléments qui se retrouveront au cœur
de notre congrès du mois de mai. Aussi, la direction
du SCFP-Québec ne saurait trop insister pour que tous
les syndicats locaux y soient représentés, même ceux
qui se sentent pas particulièrement visés par les PPP…
pour le moment.
Rendez-vous donc le 4 novembre, à Laval.
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