100,000 tracts distribués par les membres du SCFP à la grandeur du Québec

 
Tôt ce matin, des dizaines de militants et de militantes du SCFP étaient à l’œuvre dans cinq grandes villes du Québec pour informer les usagers des pièges de la privatisation dans le transport en commun. À Montréal, Longueuil, Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay, pas moins de 100,000 dépliants ont été distribués à la population. Le dépliant explique les causes du sous-financement des sociétés de transport et dénonce les privatisations qui ouvriraient la porte au patronage, à la hausse des tarifs et à la diminution des services.

«Au lieu d’assumer ses responsabilités dans le transport urbain, un service public par excellence, le gouvernement Charest ne trouve rien de mieux que de se tourner vers la privatisation, qu’il appelle pudiquement partenariats public-privé. Il faut que les usagers comprennent les revers qu’ils subiront si le gouvernement va poursuit son projet. Les entreprises privées n’investiront que si elles peuvent en tirer profit. Cela veut dire: une augmentation du prix des billets, une perte d’expertise, une diminution de service et la disparition des lignes moins rentables», explique Claude Benoît, président du syndicat des chauffeurs d’autobus de la STM.
 

Le SCFP s’attaque également au mythe de l’entreprise privée, considérée à tort comme plus efficace. Le syndicat souligne que la ligne de transport privée de Saint-Bruno, par exemple, existe uniquement grâce à une subvention de 600,000$ de Québec, somme qui serait refusée à la société publique si elle souhaitait rapatrier le service. Dans un autre dossier, la société de transport de Québec a repris à l’interne la gestion de son réseau informatique après l’avoir confiée à une firme privée incapable d’offrir un service de qualité. Enfin, n’oublions pas que le métro de Montréal, malgré une situation financière difficile, est reconnu comme l’un des plus performants au monde.

Le SCFP met donc la population en garde contre les illusions créées par les PPP et propose plutôt des solutions réalistes visant à améliorer réellement le service aux citoyens. Entre autres, plus de 10 ans après avoir abandonné toute responsabilité et mis le fardeau de ce dossier sur le dos des municipalités, le gouvernement du Québec devrait réinvestir dans le transport en commun. D’autres avenues sont aussi envisageables, comme un retour de la TVQ aux municipalités pour le transport en commun, une exemption de la taxe d’essence pour les sociétés de transport, une taxe spéciale sur le stationnement, la création de fonds régionaux, etc. «Pour le SCFP, le transport en commun est un service public et doit le demeurer. Il est impératif de garder sous un contrôle collectif cet aspect essentiel du développement économique et social de nos collectivités», de conclure Claude Benoît.
 


 

 
 
 

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