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Lundi 14 mars, une soixantaine de délégués
du secteur de l'éducation du SCFP était réunis
à Laval pour peufiner la mobilisation qui s'amorce dans ce secteur.
Photo André Pépé Périard
Reportage photo |
Dans la foulée des moyens de pression entrepris par les étudiants et ceux
annoncés par les enseignants, c’est maintenant au tour des employés de
soutien technique, administratif et manuel de 15 commissions scolaires, de
quatre collèges, et des employés professionnels de Laval-Rive-Nord
(regroupement de trois commissions scolaires), de faire part de leur
mécontentement au gouvernement Charest. Et cette grogne risque de
s'amplifier si Québec tente d'imposer un gel des salaires dans le secteur
public pour une deuxième année consécutive.
Tous membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus
important syndicat affilié à la FTQ, ces 11,000 syndiqués se penchent
actuellement sur les moyens de pression qu’ils pourraient exercer pour
appuyer leurs revendications. Les négociations piétinent depuis des mois et
ils souhaitent voir avancer leur dossier plus rapidement.
«Nous terminerons bientôt notre consultation des instances syndicales
dans le soutien, les collèges et les professionnels. Nous présenterons aux
membres, lors d’assemblées qui se tiendront entre les 15 et 31 mars, un plan
de mobilisation s’échelonnant jusqu’à l’automne. Ce plan inclura un vote de
grève à exercer au moment jugé opportun», a souligné le vice-président
du secteur de l’éducation du SCFP, Claude Bélanger. On suggérera également
aux membres d’exercer des moyens de pression au printemps, y compris la
participation à ceux annoncés la semaine dernière par le front Commun
FTQ-CSN. À cet égard, des rencontres entre représentants de la FTQ et de la
CSN ont déjà eu lieu pour coordonner les actions à venir.
Sans convention collective depuis 20 mois, les syndicats du secteur de
l’éducation du SCFP représentent les travailleurs de commissions scolaires
et de cégeps de Montréal, Verdun, Repentigny, Longueuil, Châteauguay,
Valleyfield, Sainte-Hyacinthe, Laval, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Québec,
Portneuf, Rouyn, Val-d’Or, Témiscamingue et de la Baie-James.
«La coupe est pleine, nous ne pouvons plus supporter le mépris que
subissent les travailleurs dans les commissions scolaires et les cégeps. Si
les citoyens savaient seulement la moitié de ce qui s’y passe et de ce qui
s’y dépense, ils seraient scandalisés. Au cours des prochaines semaines,
nous nous ferons un devoir d’informer la population de la situation réelle
dans les écoles et les collèges», de conclure Claude Bélanger.
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