Montréal, le jeudi 14 novembre 2002 – Depuis un peu plus de deux ans, la charge de travail des secrétaires d’école s’est trouvée alourdie, conséquence directe de la décentralisation des services vers les écoles. Ces nouvelles responsabilités confiées aux secrétaires d’école ont été reconnues par le gouvernement. Mais, le Conseil du trésor fait présentement la sourde oreille et les secrétaires d’école attendent toujours les ajustements salariaux qui devaient accompagner les « tâches ajoutées ». Devant cet immobilisme, elles ont, de plus en plus, l’impression d’être flouées par leur employeur.

« Le printemps dernier, explique Luc Chabot conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), le gouvernement a modifié son plan de classification des emplois pour tenir compte de la nouvelle réalité des secrétaires d’école, mais à ce jour, malgré toutes nos représentations, le Conseil du trésor reste muet. »

Le conseiller syndical précise que ce problème touche l’ensemble des secrétaires d’école, celles représentées par le SCFP, mais aussi d’autres organisations syndicales. Il ajoute que « du côté du SCFP, ce problème est perçu comme une véritable bombe à retardement c’est pourquoi, dans les jours qui viennent, nous allons convoquer les secrétaires d’école afin de faire le point sur la situation. »

Le SCFP regroupe quelque 15,000 membres dans le secteur de l’éducation au Québec. Il représente des secrétaires d’école dans neuf commissions scolaires. En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent dans 10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services sociaux, les municipalités, les transports urbain et aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois, l’hydroélectricité et les communications. Comptant au total près de 100,000 membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ.

 


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