All posts by André Baril

LA FTQ REJETTE LE PROJET DE LOI N°40

Québec, le 13 novembre 2019. –  Présente à Québec ce mercredi en commission parlementaire sur l’abolition des commissions scolaires, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’oppose au projet de loi n°40 qui met en péril la démocratie scolaire, la stabilité du réseau ainsi que l’équité et la qualité des services aux élèves.

«Encore une fois, ce gouvernement s’acharne à vouloir brasser les structures sans tenir compte des besoins réels de la population, des travailleurs et travailleuses et surtout des élèves des commissions scolaires. À vouloir aller trop vite, on finit par se brûler les doigts. Québec et le ministre de l’Éducation auraient intérêt à consulter et surtout à écouter ceux et celles qui œuvrent au quotidien à la bonne marche du réseau scolaire avant de se lancer dans de grandes réformes», déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Les travailleuses et travailleurs que la FTQ représente dans le réseau scolaire public, que ce soit en services de garde, en soutien manuel, en soutien administratif et en services professionnels, subissent encore les effets des compressions et font face à une surcharge de travail, à de la détresse psychologique et à un alourdissement des tâches. Tout cela à cause de la pénurie de main-d’œuvre et de la dégradation de leur environnement et des écoles; ce n’est pas avec ce projet de loi que l’on va améliorer le réseau scolaire.

Pour la FTQ, le ministre de l’Éducation fait également fausse route en voulant abolir l’élection au suffrage universel des commissaires. Il s’agit d’une attaque lamentable et discriminatoire à la démocratie.

«Par ce geste, Québec élimine l’un des rares gouvernements de proximité qui existe encore. Bien sûr, la participation aux élections scolaires est très basse, mais les gouvernements successifs n’ont rien fait pour améliorer cette participation. Par exemple, ça fait longtemps que nous demandons que ces élections aient lieu en même temps que les élections municipales. Aussi, dans son projet de loi, la CAQ retire aux francophones le droit d’élire leurs représentants alors que les anglophones pourront s’en prévaloir. Québec crée ainsi deux classes de citoyens», ajoute le président de la FTQ.

La FTQ déplore également la concentration des pouvoirs aux mains du ministre et du ministère. «Tout ce brassage de structure s’apparente à la dernière réforme du réseau de la santé qui est un véritable désastre. La concentration excessive des pouvoirs dans les mains du ministre a compromis l’autonomie des établissements ainsi que leur capacité à organiser adéquatement les services de santé sur leur territoire. Cet échec ne doit pas être répété dans le réseau de l’éducation», conclut le président de la FTQ.

Pour consulter le mémoire de la FTQ: https://ftq.qc.ca/centre-documentation/memoire-ftq-pl40

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Source: https://scfp.qc.ca/la-ftq-rejette-le-projet-de-loi-n40

Les travailleurs et travailleuses du secteur public de la FTQ occupent le Conseil du trésor – Les manifestants et manifestantes dénoncent la non-reconnaissance de l’expérience

Québec, le 29 octobre 2019. – Plus d’une centaine de travailleurs et travailleuses du SCFP, du SQEES-298, du SEPB-Québec et de l’UES 800, tous œuvrant dans le secteur public et affiliés à la FTQ, occupent présentement les locaux du Conseil du trésor à Québec afin de dénoncer la non-reconnaissance de l’expérience et de la scolarité des employés et employées des services publics par le gouvernement.

« Par exemple, depuis le 2 avril dernier, la nouvelle structure salariale pénalise les travailleurs et travailleuses en raison de la non-reconnaissance de leur expérience ou de leur scolarité. Ils et elles ont été rétrogradés d’un ou plusieurs échelons malgré leurs années d’expérience et ont été privés, dans certains cas, d’une hausse salariale importante. Cela est inacceptable », déclarent Carl Dubé, directeur adjoint du SCFP, et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-298.

Déjà que l’attraction et la rétention du personnel dans le secteur public représentent un défi de tous les jours pour les administrateurs, ce n’est pas en traitant les travailleurs et travailleuses de cette façon que l’on va améliorer leur motivation à rester en emploi.

« La frustration est d’autant plus grande que la réglementation actuelle prévoit la reconnaissance des années d’expérience des travailleurs et travailleuses nouvellement embauchés, mais rien pour ceux et celles qui sont déjà en poste. La personne nouvellement embauchée va gagner un plus grand salaire pour une même expérience que la personne déjà en place. À sa face même, cela est incohérent et surtout injuste. Les hommes et les femmes qui donnent les services à la population et qui prennent soin de notre monde méritent le respect. C’est pourquoi nous sommes ici pour réclamer que soit corrigée cette injustice », concluent le directeur exécutif du SEPB-Québec Pierrick Choinière-Lapointe et le président de l’UES 800, Raymond Larcher.

« Le Conseil du trésor fait une mauvaise lecture du règlement sur l’intégration et l’avancement dans les échelles de salaire. Dans un contexte de pénurie et de faible rétention de la main-d’œuvre, Québec doit reconnaitre l’expérience de ses travailleurs et travailleuses. Ne pas le faire, c’est envoyer le message qu’ils et elles ne sont pas importants, c’est ne pas reconnaitre leur talent et leur dévouement », conclut le président de la FTQ Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Source: https://ftq.qc.ca/communiques/travailleurs-travailleuses-secteur-public-de-ftq-occupent-conseil-tresor-manifestants-manifestantes-denoncent-non-reconnaissance-de-lexperience/

RELATIVITÉ SALARIALE

⚠️Infos importantes pour nos membres du secteur public québécois⚠️

Une nouvelle structure salariale entrera en vigueur le 2 avril 2019. Elle applique la *relativité salariale*.

Pour la grande majorité, ça représente un gain salarial; et pour les autres, il n’y a aucune perte.

Pour obtenir les données précises sur votre emploi: http://relativite.org

RÉFORME DE LA TAXATION SCOLAIRE : LE SCFP MET EN GARDE LA CAQ CONTRE DE NOUVELLES MESURES D’AUSTÉRITÉ

5 février 2019 – Dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire, et en cette première journée de reprise des activités à l’Assemblée nationale, le SCFP met le gouvernement en garde de ne pas faire tomber de nouveau les citoyens québécois dans le piège de l’austérité.

« L’austérité budgétaire inutile a duré trop longtemps et le SCFP-Québec souhaite que cela change avec le gouvernement. Que les coupes de 900 millions de dollars aux commissions scolaires soient immédiatement compensées par des mesures budgétaires inscrites explicitement dans le projet de loi no 3 et qu’un mécanisme d’indexation soit créé afin de donner des revenus stables et prévisibles à nos établissements scolaires », de déclarer le président du Conseil provincial du soutien scolaire du SCFP, Michel Blanchette.

Les enfants québécois ont le droit de recevoir un enseignement de qualité et de bénéficier des meilleurs services de soutien possibles, et cela passe par un financement adéquat, stable et prévisible des commissions scolaires et de leurs écoles.

Le SCFP souhaite qu’une réflexion plus large soit entamée et qu’une commission soit instituée pour examiner le financement des commissions scolaires et que des solutions pérennes soient trouvées de manière consensuelle avec tous les acteurs concernés, incluant les personnes salariées et les syndicats les représentant.

« Il s’agit d’une promesse électorale beaucoup trop coûteuse. Le gouvernement s’appauvrit lui-même. On ne fait pas de l’éducation une priorité nationale en réduisant les ressources disponibles pour le réseau », Guillaume Bégin, vice-président du secteur Éducation.

Source: SCFP-Québec https://scfp.qc.ca/reforme-de-la-taxation-scolaire-le-scfp-met-en-garde-la-caq-contre-de-nouvelles-mesures-dausterite

 

NOUVEL EXÉCUTIF DU CPSS

Dans le cadre de son congrès extraordinaire du 24 avril 2018, le Conseil Provincial du Soutien Scolaire a procédé à l’élection d’une nouvelle personne à la présidence ainsi qu’à celle d’une nouvelle personne à la vice-présidence Région Montréal.

Dans l’ordre habituel : Erick Marcil, secrétaire-archiviste, Julie Duperré, vice-présidente région de Québec, Chantal Émond, vice-présidente région Abitibi-Témiscamingue/Nord du Québec, Michel Blanchette, président, Marie-Claude Arbour, coordonnatrice du secteur Éducation du SCFP, Christian Trudeau, trésorier et Gaétan Couture, vice-président région Montréal.

Le gouvernement libéral autorise les bénévoles à effectuer des travaux interdits aux employés d’entretien

Aujourd’hui, le gouvernement du Québec a officiellement publié un nouveau règlement sur les travaux bénévoles de construction dans les écoles, les collèges et les établissements de santé et de services sociaux. Le décret 1064-2017 stipule que dorénavant, des bénévoles pourront effectuer des travaux concernant, entre autres, le marbre, le granit, la céramique et le terrazzo, les armoires et les comptoirs, les portes ou fenêtres intérieures, la peinture extérieure ou intérieure ainsi que la menuiserie de finition.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente des employés d’entretien dans une multitude d’établissements d’éducation et de santé et services sociaux, déplore ce nouveau signal d’abandon des institutions publiques. Le SCFP avait transmis à la ministre du Travail Dominique Vien des représentations bien documentées en faveur de solutions publiques et peu coûteuses. Il regrette de n’avoir pas été entendu.

«Pour permettre aux institutions d’effectuer des travaux à moindre coût avec leur propre main-d’oeuvre qualifiée, nous avons proposé une modification au chapitre R-20 de la loi régissant la main-d’oeuvre dans l’industrie de la construction. Présentement, seuls les employés ayant un statut permanent peuvent effectuer des travaux d’entretien. Encore aujourd’hui, la loi interdit à presque tous les employés occasionnels ou surnuméraires d’effectuer de tels travaux. Le gouvernement maintient cette interdiction pour nos membres, mais donne la permission aux bénévoles! C’est absurde», a souligné Denis Bolduc, président du SCFP-Québec.

Le SCFP souligne la grande variété d’institutions touchées par ce problème: écoles primaires et secondaires, cégeps et collèges, de même que l’ensemble des établissements du réseau public de la santé et des services sociaux.

«Derrière les messages pré-électoraux mielleux du gouvernement, on retrouve encore l’abandon de l’école publique et des institutions publiques. Nous lui avons proposé une solution économique qui protège la santé et la sécurité des élèves, des usagers et du personnel. Malheureusement, c’est la même logique qui prévaut, celle de négliger l’entretien de base des bâtiments. Encore une fois, ce sont les élèves et les usagers, en particulier ceux des quartiers moins favorisés, qui seront laissés de côté», a déploré Pierre Degray, président du secteur de l’éducation du SCFP-Québec.

Comptant près de 116,000 membres au Québec, le SCFP est présent dans 11 secteurs d’activité, soit les affaires sociales, les communications, l’éducation, les universités, l’énergie, les municipalités, les sociétés d’État et organismes publics, les transports aérien et terrestre, le secteur mixte ainsi que le secteur maritime. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.

Source: http://scfp.qc.ca/gouvernement-liberal-autorise-benevoles-a-effectuer-travaux-interdits-aux-employes-dentretien/

Projet de Loi 92: nouvelle facture de médicaments détaillée

Suite à l’adoption du projet de loi 92, un nouvel article entrera en vigueur le 15 septembre prochain. Celui-ci permettra aux participants à un régime d’assurance collective privé qui résident au Québec d’obtenir une facture plus détaillée lors de l’achat de leurs médicaments d’ordonnance, une pratique similaire à celle déjà en place dans les autres provinces. Les pharmaciens du Québec devront donc présenter, sur trois lignes distinctes de leurs factures :

1. Le prix du médicament
2. La marge du grossiste
3. Les frais (honoraires professionnels et autres frais applicables pour chaque service rendu)

Pour plus de détails, consulter le lien suivant: http://blogue.lacapitale.com/sante/facture-de-medicaments-detaillee/

Travaux de construction bénévoles: Projet retardé

1er septembre 2017 –  Le règlement qui devait permettre la réalisation de plusieurs travaux bénévoles de construction dans les écoles, les hôpitaux et autres n’a toujours pas été publié, contrairement à ce qui avait été annoncé en avril dernier, a appris La Presse canadienne.

Mais sa publication est toujours prévue; elle n’est que retardée, assure-t-on au ministère du Travail.

La ministre du Travail, Dominique Vien, avait annoncé, le 25 avril dernier, la publication dès le lendemain du projet de règlement sur les travaux bénévoles de construction. Le projet de règlement avait bel et bien été publié le 26 avril dans la Gazette officielle. On y stipulait que le règlement «pourra être édicté par le gouvernement à l’expiration d’un délai de 45 jours à compter de la présente publication».

Or, ce n’est toujours pas le cas, plus de quatre mois plus tard.

«La volonté est encore là», a assuré Florent Tanlet, attaché de presse de la ministre du Travail.

Il justifie le délai par le fait qu’à la suite de la publication du projet de règlement, «plusieurs commentaires» ont été reçus de la part de groupes intéressés. Le ministère veut donc analyser le tout soigneusement. Et il compte toujours publier le règlement «dès que possible».

L’annonce de ce règlement avait été faite à la suite d’une controverse, après que des parents eurent reçu un avis d’infraction pour avoir fait des travaux bénévoles de peinture dans l’école de leur enfant, contrevenant ainsi à la réglementation en vigueur dans l’industrie de la construction.

Plus large que prévu

À la surprise générale, lorsqu’elle a voulu régulariser la situation, la ministre a considérablement élargi la portée de l’allègement réglementaire.

Les travaux permis ne se limitaient plus à la peinture; ils incluaient la pose de gypse, l’installation de revêtement extérieur, de planchers de céramique, le sablage et le vernissage de planchers, le remplacement de fenêtres.

Et cela ne se limitait plus aux écoles, mais aux organisations à but non lucratif, aux Centres de la petite enfance et aux hôpitaux.

Et cela incluait également les propriétaires de duplex ou triplex, de même que les entreprises de moins de 10 salariés.

Entreprises et syndicats

Son projet de règlement a causé un tollé dans les entreprises de construction et chez les syndicats, qui y ont vu une déréglementation trop large de l’industrie, qui menaçait des emplois et ouvrait la porte au travail au noir.

Au cours d’une entrevue vendredi, le responsable des relations avec les médias à l’Association de la construction du Québec, Éric Côté, était loin d’être déçu de ce report du règlement.

«Que le gouvernement prenne le temps nécessaire de tout étudier nos recommandations, c’est une bonne nouvelle en soi. La question n’est pas de gagner du temps, mais de le faire comme il faut, la première fois qu’il sera publié et que ça ne cause pas tous les désagréments qu’on a identifiés», a-t-il dit.

«L’industrie s’est rendu compte que le cadre qui était proposé était très large et on a proposé des balises pour mieux l’encadrer. Si le gouvernement prend le temps de faire le règlement, c’est qu’il a probablement tenu compte des différentes inquiétudes qu’on avait à cet effet-là», a ajouté M. Côté.

L’association patronale proposait notamment dans son mémoire de bien définir ce qu’est un «bénévole».

Le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, abondait dans le même sens: il faut définir ce qu’est un vrai bénévole et il faut absolument se soucier des questions de santé et sécurité.

M. Ouellet estime lui aussi que ce report est de bon augure. «Pour nous, c’est un bon signe. Ils ont reçu beaucoup, beaucoup de mémoires — peut-être des mémoires qui n’allaient pas dans le sens qu’eux voulaient. Ça veut peut-être dire qu’ils ont réalisé que ce qu’ils avaient dans leur règlement n’était pas exactement ce que l’industrie attendait», a-t-il opiné.

«S’ils ne prennent pas leur décision tout de suite, ça veut dire qu’ils vont prendre le temps de les lire (les mémoires) et peut-être ramener ce règlement-là dans une forme qui pourrait satisfaire autant l’industrie de la construction que la population quant à leurs attentes en ce qui concerne le bénévolat», a ajouté le directeur général de la FTQ-Construction.

Source: http://journalmetro.com/actualites/national/1192672/travaux-de-construction-benevoles-projet-retarde/