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NÉGOCIATIONS DU SECTEUR PUBLIC – L’APTS, LA CSN, LA CSQ ET LA FTQ RÉPONDENT PUBLIQUEMENT À LA CAMPAGNE PUBLICITAIRE TROMPEUSE DU GOUVERNEMENT LEGAULT

Montréal, 12 mai 2021. – Représentant près de 400 000 travailleuses et travailleurs œuvrant quotidiennement en santé et services sociaux, en éducation et dans les organismes gouvernementaux, l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ annoncent le déploiement d’une campagne publicitaire d’envergure interpellant le grand public sur l’insuffisance des offres du gouvernement de François Legault dans la présente négociation des conventions collectives touchant le secteur public.

Sur le thème « Sans nous, il n’y a plus de services publics », la campagne lancée aujourd’hui par les organisations syndicales dénonce les faussetés colportées par le gouvernement Legault à propos des syndicats et de ses offres, tout en invoquant l’insuffisance de la proposition salariale actuelle de 5 % d’augmentation, échelonnée sur 3 ans, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui se dévouent au quotidien pour la population du Québec. Les organisations syndicales considèrent que le gouvernement maquille la vérité dans l’objectif de cacher la faiblesse de ses offres à l’endroit du personnel œuvrant dans les services, composé d’une forte majorité de femmes. « Les travailleuses et les travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux sont les piliers des services publics. Le gouvernement n’écoute pas les signaux d’alarme que nous lançons depuis plusieurs années. De toute évidence, le premier ministre François Legault ne prend pas la pleine mesure de la crise qui sévit dans les différents réseaux responsables d’offrir des services à la population, et nous n’avons d’autre choix que de lancer un cri du cœur pour les milliers de femmes et d’hommes qui portent nos établissements sur leurs épaules, chaque jour. Sans nous, tout s’écroule. Notre message au gouvernement est sans équivoque : la vraie reconnaissance de nos emplois passe par un salaire juste et équitable et de meilleures conditions de travail », clament les porte-parole de l’APTS, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ.

Des offres insuffisantes

Malgré des négociations qui s’étirent depuis plus de 18 mois, l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ constatent avec exaspération que le gouvernement reste campé sur ses positions de départ, sans donner de marge de manœuvre qui permettrait une véritable négociation. « Alors que la pandémie est venue mettre en lumière l’extrême fragilité des réseaux, monsieur Legault et ses ministres s’entêtent à vouloir imposer leurs seules priorités électorales; des priorités déconnectées de la crise qui sévit dans l’ensemble des secteurs des services publics. Pour défendre ses offres d’augmentation insuffisantes de 5 %, échelonnées sur 3 ans, soit les mêmes offres présentées par Québec en décembre 2019, le gouvernement se rabat sur son argument ultime, celui que réitèrent les décideurs lors de chaque négociation : la capacité de payer des Québécoises et Québécois. Pourtant, la vraie question à se poser n’est-elle pas : le Québec a-t-il les moyens de se priver de services publics accessibles et de qualité? Parce que, sans nous, il n’y a plus de services publics », concluent les représentants des organisations syndicales.

Les publicités seront diffusées à partir du 12 mai sur les ondes radio, télé ainsi que dans les médias imprimés et numériques.

Pour plus de détails sur la campagne de l’APTS, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ : https://sansnouspasde.quebec/.

 

LES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS PRÉPARENT LA MOBILISATION POUR FAIRE BOUGER LE GOUVERNEMENT LEGAULT

 Les travailleuses et travailleurs de soutien du secteur public dans le secteur de l’éducation représentés par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés (SCFP-Québec, SEPB, UES 800) insatisfaits des offres du gouvernement Legault sont mobilisés pour faire connaitre leur mécontentement à l’endroit de Québec.

Ainsi, des actions de visibilité et des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève ont été adoptés par les travailleuses et travailleurs. Depuis le début des négociations, en décembre 2019, les offres de Québec n’ont pratiquement pas bougé :

  • Décembre 2019 : 5% de hausse salariale sur 3 ans plus un montant forfaitaire.
  • Mars 2020 : 5% de hausse salariale sur 3 ans plus un montant forfaitaire.
  • 31 mars 2021 : 5% de hausse salariale sur 3 ans plus un montant forfaitaire.

Lors de son point de presse du 2 mai dernier, le premier ministre François Legault n’a fait que répéter l’offre de 5% sur 3 ans de 2019, en ajoutant 3% en montant forfaitaire qui ne s’ajoute toutefois pas au salaire et n’est versé qu’en une seule fois. Aussi, sur la table, un montant de 1% de hausse salariale à être versé seulement et seulement si l’économie est au rendez-vous, ce qui équivaut à un acte de foi.

Suite…

 

 

RAISONS POUR REJETER LES MONTANTS FORFAITAIRES

Cliquer sur le lien suivant pour écouter l’entrevue: https://cdn.cogecolive.com/prod-20210503/2021_05_03_pqfsl_arcand_econo_py_mcsween_1620041391566282.mp3

Écoutez le segment à l’émission de Bernard Dainville avec Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

Cliquez sur le lien suivant : https://www.985fm.ca/audio/392356/le-point-sur-les-negociations-entre-les-syndicats-et-le-gouvernement

LA FTQ COMMENTE LA RENCONTRE AVEC LE PREMIER MINISTRE ET LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL DU TRÉSOR « ENCORE UN EXERCICE DE RELATION PUBLIQUE; ON TOURNE EN ROND » -DANIEL BOYER PRÉSIDENT DE LA FTQ

Montréal, le 2 mai 2021-La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réagit avec déception au terme de la rencontre à laquelle le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor ont convoqué cet après-midi les principales organisations syndicales impliquées dans la négociation du secteur public (FTQ, CSQ, CSN, FIQ, APTS).  « C’est la 3e fois depuis mars 2020 que le premier ministre et le Conseil du trésor nous rencontrent pour essentiellement nous répéter les mêmes choses et tout comme l’an dernier, nous répétons que oui nous voulons négocier, oui nous sommes prêts à accélérer les échanges, mais encore faut-il que les négociateurs patronaux aient les mandats de faire bouger les choses, ce n’est visiblement toujours pas le cas », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« C’est bien beau les relations publiques et les belles images, mais c’est à ses négociateurs que le premier ministre doit parler. La FTQ a déjà présenté, il y a plusieurs semaines, des demandes raisonnables et acceptables qui répondent très bien au cadre financier du gouvernement. Nous croyons toujours à un accord négocié, mais il faut que le gouvernement comprenne que les travailleuses et travailleurs que nous représentons ont droit à une véritable amélioration des conditions d’exercice d’emplois, de la rémunération, incluant un rattrapage salarial. De plus il n’y a toujours rien pour le personnel de soutien. Sans ces améliorations, l’exode des travailleurs et travailleuse du secteur public qui quittent par centaines leur emploi ne fera que s’accentuer », ajoute le président de la FTQ.

« Depuis le début de la pandémie, Québec n’a pas hésité à investir des centaines de millions de dollars pour relancer l’économie, et nous l’avons salué. Mais, il n’y a pas que le béton, il y a aussi les services publics qui sont sous-financés depuis des dizaines d’années et qui sont maintenus à bout de bras par le personnel de la santé, de l’éducation et des services sociaux.  Bien traiter et bien payer son personnel c’est aussi investir dans notre économie.  À ce que je sache, les salaires versés ne servent pas à enrichir les paradis fiscaux, mais à mettre du beurre sur la table, à nourrir sa famille et à consommer chez nous », conclut Daniel Boyer.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

 

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 39 818,76 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 184,06 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 9,2 %;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,8 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 42,3 %.

Qualité de l’air dans les écoles: la FTQ réclame les résultats des tests de toutes les écoles du Québec

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans le secteur de l’éducation (SCFP-Québec, SEPB, UES 800) réclament au ministère de l’Éducation et aux Centres de services scolaires les résultats de tous les tests de qualité de l’air effectués dans chaque établissement, et de connaître la méthodologie utilisée lors des prélèvements. Les syndicats demandent également la liste des interventions faites sur les systèmes de ventilation de chaque établissement ; copie des contrats d’entretien de ces systèmes ; copie des plans d’entretien des systèmes de ventilation passée et à venir. Des demandes formelles vont être envoyées aux directions des Centres de services scolaires dans les prochains jours.

« La confiance n’est plus là, les cafouillages du ministère et de son ministre dans ce dossier, comme l’a révélé Radio-Canada, ne nous laissent pas le choix d’agir. Depuis le début de la pandémie, il y a plus d’un an, on tourne en rond. On ne peut plus se fier au ministère qui ne cesse de pelleter par en avant les graves problèmes de ventilation dans les écoles sans parler du tripotage des tests de qualité de l’air », déclare Richard Delisle, président du Conseil provincial du soutien scolaire (SCFP-Québec).

« Il est choquant d’entendre le ministre qui réagit en déclarant que les tests seront refaits l’an prochain. Des tests crédibles doivent être faits maintenant et les résultats transmis aux représentants syndicaux. Ça fait un an que nous sommes en pandémie, ça suffit. Ce que le ministre nous dit, c’est qu’il se fout de la santé et sécurité des enfants et du personnel des établissements scolaires. On ne peut plus accepter cela », ajoute Annie Lavoie, représentante en santé et sécurité du travail au Centre de service scolaire Marie-Victorin à Longueuil (SEPB).

« Ce que nous voulons c’est que les enfants et le personnel dans les établissements scolaires puissent recevoir l’enseignement et œuvrer en toute sécurité. En reportant les tests dans les établissements, le gouvernement joue à la roulette russe et semble ignorer que les principaux sites d’infection se trouvent justement dans les milieux de travail et les écoles. Le personnel dans les établissements doit pouvoir travailler dans des conditions optimales en temps de pandémie et avoir accès à des tests rigoureux », conclut Jacqueline Anciaes conseillère syndicale UES 800.