Pas d’école spécialisée sans vaccin

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

 Daphnée Dion-Viens

Des membres du personnel de deux écoles spécialisées de Québec, qui sont toujours ouvertes malgré les mesures d’urgence, ont refusé jeudi de travailler en présence des élèves, réclamant «d’urgence» une première dose de vaccin.

On exige d’être vacciné avant de retourner au travail», affirme Annick Lavoie, qui enseigne à l’école de la Cité.

Tout comme le personnel de l’école des Quatre-Saisons, un «refus de travail» a été décrété par le personnel scolaire de l’école de la Cité dans une ultime tentative de faire entendre leur cri du cœur.

Les parents des élèves concernés ont dû garder leur enfant à la maison jeudi.

«On est carrément oublié alors qu’on est à risque chaque jour», déplore Catherine Abel, éducatrice spécialisée à l’école de la Cité, qui accueille des élèves autistes ou en déficience intellectuelle profonde âgés de 13 à 21 ans.

La présidente de son syndicat, Julie Duperré, affirme que la vaccination du personnel des écoles spécialisées est une «urgence totale», alors que certains employés «se font cracher dessus ou arracher leur masque» lorsqu’ils sont en présence d’élèves.

Les écoles de Québec, Chaudière-Appalaches et de l’Outaouais sont fermées au moins jusqu’au 25 avril, mais les écoles spécialisées doivent demeurer ouvertes, selon les directives du ministère de l’Éducation.

Daphnée Dion-Viens

 

La prise de rendez-vous pour la vaccination des travailleurs essentiels, comme le personnel scolaire, est possible dans la Capitale-Nationale depuis jeudi. Des employés de l’école de la Cité sont parvenus à décrocher un rendez-vous jeudi, mais ils n’auront pas leur première dose avant le début mai.

«On considère qu’il y a une différence entre une enseignante de deuxième année qui donne des cours virtuels et nous, qui sommes au quotidien avec des élèves qui ne sont pas en mesure de respecter les règles sanitaires», affirme Annick Lavoie.

Refus de travail prolongé?

Les employés concernés et les syndicats qui les représentent ont multiplié les démarches à ce sujet au cours des derniers jours.

Une journée pédagogique est prévue au calendrier scolaire vendredi et il est possible que le refus de travail de ces employés se prolonge la semaine prochaine si l’impasse persiste.

De son côté, la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale s’est contentée d’indiquer que la «vaccination des groupes prioritaires» est établi par le gouvernement selon l’arrivage des doses.

Questionné à ce sujet la semaine dernière, le cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, nous avait aussi référé au ministère de la Santé, qui s’était contenté de réitérer les priorités de vaccination déjà établies.

Le centre de services scolaire de la Capitale a quant à lui indiqué être en «communication constante» avec les parties impliquées dans ce dossier.

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