RELEVONS NOS MANCHES!

Lettre d’opinion parue dans Le Devoir le 20 février, signée par Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ; Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ; Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ; Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ; Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale ; Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux ; Sonia LeBel, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor


Les travailleuses et travailleurs, les syndicats et les leaders de la société civile ne partagent pas toujours la même vision des choses, mais tous s’entendent sur l’importance de se faire vacciner. Bien qu’il ne s’agisse pas du seul moyen pour lutter contre la pandémie de COVID-19, la vaccination constitue le moyen le plus efficace et sécuritaire de limiter les hospitalisations et les complications graves allant jusqu’aux décès. La vaccination réduit également les risques de transmettre la maladie aux autres.

On le sait, une part importante des éclosions se produit en milieu de travail : entreprises manufacturières, commerces, secteur de la construction, écoles, garderies, CHSLD, etc. Dans une crise comme celle-ci, nous devons prendre soin les uns des autres et nous assurer de limiter le plus possible la propagation du virus. La vaccination est le meilleur moyen pour y arriver.

En se faisant vacciner, on contribue à préserver la capacité du réseau de la santé, qui subit actuellement une pression intenable avec la hausse des hospitalisations. Présentement, c’est 10 % de la population québécoise non vaccinée qui compose 50 % des cas d’hospitalisation aux soins intensifs. Au-delà de la pandémie, nous sommes collectivement affectés par cette pression hospitalière. Pensons à tous ceux et celles qui attendent une opération. Cette situation pourrait être évitée. Plus la population sera vaccinée, mieux équipé sera le Québec pour faire face à cette nouvelle vague de COVID-19 et reprendre une vie plus normale.

Il faut maintenant convaincre collègues, amis ou proches qui hésitent à recevoir une première dose de vaccin, ou une deuxième dose, et, surtout, il faut mettre nos efforts en commun pour relever le défi de la 3e dose. Il s’agit d’un geste de solidarité envers ceux et celles qui nous tiennent à cœur, envers les personnes les plus vulnérables et envers la société tout entière. Ce message a été lancé il y a plusieurs mois déjà, mais il apparaît nécessaire de le réitérer, étant donné la gravité de la situation.

Nous avons réussi, dans les derniers mois, à acquérir une des plus hautes couvertures vaccinales de la planète. Ce taux de vaccination évite des milliers d’hospitalisations et des centaines de décès aujourd’hui, alors que nous traversons cette 5e vague. Il faut continuer nos efforts. Une partie importante des acteurs du marché du travail parlent aujourd’hui d’une même voix.

Aujourd’hui, les représentants de quatre centrales syndicales ainsi que les ministres Boulet, Dubé et LeBel s’unissent pour dire : relevons nos manches tous ensemble afin que le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises, peu importe leur âge, soient vaccinés.